Vous êtes sur :


La Cour des comptes rend public, ce 13 juin 2016, un rapport sur les politiques de lutte contre les consommations nocives d’alcool.  

 

Dans ce rapport, la Cour constate une absence de consensus cela alors que l’on déplore encore chaque année 49 000 décès.

 

Elle pose aussi le constat que « l’action publique peine à modifier les comportements ». « En n’agissant qu’imparfaitement sur les différents leviers disponible, l’État ne s’est pas donné les moyens d’infléchir les comportements à risque. » que ce soit réglementation de la et notamment la vente à emporter qui représente 60 % des ventes mais seulement  17 % des contrôles ; ou l’encadrement de la publicité des boissons alcooliques, avec des assouplissements successifs de la loi Évin ;  un encadrement peu contraignant des groupes de pression ; La fiscalité sans rapport avec les coûts que les consommations nocives entraînent pour la collectivité ; une régression du dépistage de l’alcool au volant et des sanctions peu dissuasives  

 

La cour constate aussi que « les politiques conduites sont mal coordonnées et reposent sur des bases mal établies » notamment comparativement à d’autres pays. Elle indique  que « la lutte contre les consommations nocives d’alcool devrait être une priorité de l’action publique » et propose 11 recommandations visant à  :
"• adapter, à partir de programmes de recherche renforcés, les messages en direction des consommateurs à risque ;
• développer la prévention et la communication vers les publics les plus fragiles ;
• supprimer l’autorisation d’introduction et de consommation sur le lieu de travail ;
• renforcer la formation initiale et continue à l’addictologie, développer l’implication des personnels de santé dans le repérage précoce des consommateurs à risque ;
• relever la fiscalité sur les boissons alcoolisées pour diminuer les consommations à risque et préparer la mise en place d’un prix minimum ;
• appliquer à tous les supports numériques les restrictions de publicité en faveur des boissons alcooliques ;
• accroître la probabilité des contrôles et des sanctions immédiates en ayant recours à un seul appareil portatif homologué de mesure de l’alcoolémie contraventionnelle et délictuelle, en augmentant le montant des amendes forfaitaires et en appliquant un régime de contraventions immédiates jusqu’à une alcoolémie de 1,2 g par litre de sang."

 

"Une politique unifiée de lutte contre les consommations nocives doit avoir pour but d’infléchir les comportements des consommateurs à risque, qui doivent être responsabilisés dans leur rapport individuel à l’alcool, tout en sensibilisant l’ensemble de la population aux risques des consommations nocives et à l’accompagnement nécessaire des consommateurs"

 

Pour en savoir plus rendez vous sur la page dédiée

Enregistrer

Enregistrer