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capture écran du décryptages n°13 de l'anpaa alcool, lobby, désinformationLe lobby de l'alcool conteste naturellement, comme tout lobby, tout ce qui peut s'opposer à une liberté totale de son activité, et à une augmentation de son chiffre d'affaire basé sur un niveau le plus élevé possible de consommation. Il prône donc la seule prévention éducative comme protection contre les dommages. Mais bien entendu, il n'est pas question de financer cette prévention. Les mêmes parlementaires, qui n'ont que le mot "Prévention" à la bouche, pour éviter des mesures contraignantes pour l'activité économique alcoolière, ne votent pas de crédits pour la prévention, et en tout cas jamais à la hauteur des budgets mobilisés pour promouvoir les boissons par la publicité[1].

C'est pourquoi, au nom d'une prévention aux moyens dérisoires, le lobby de l'alcool va réfuter des mesures efficaces pour réduire les dommages sanitaires et sociaux dûs à l'alcool :

  • L'action sur les prix auquel les jeunes sont particulièrement sensibles,
  • L'action sur l'offre (nombre et emplacement des points de vente, horaires d'ouverture, interdiction de vente aux mineurs…),
  • L'encadrement de la publicité qui est évidemment une incitation à consommer.

L'argument de la prévention et de l'éducation n'est le plus souvent qu'un leurre, voire un simple mantra, utilisé par le lobby de l'alcool pour éviter des mesures législatives ou réglementaires.

Source ANPAA Décryptages n°13 - Alcool : Désinformation et fausses allégations

 


[1] En 2011, les dépenses de publicité pour les boissons alcooliques étaient 100 fois supérieures à celles du budget de l'INPES pour la prévention en matière d'alcool.

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