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Groupe de jeunes consommant de l'alcool sur une plageLe binge drinking, pratique qui consiste à absorber une quantité maximale d’alcool en un minimum de temps, pourrait avoir des effets préoccupants sur la santé des jeunes dans les prochaines décennies. Bien que menés chez le rat, une étude de l’Inserm confirme que les intoxications alcooliques répétées à l’adolescence rendent les sujets adultes plus vulnérables à l’alcool et induisent des neuro-adaptations à long terme.

Dans le cadre du projet AlcoBinge coordonné par l’équipe de l'Unité Inserm ERi 24 les chercheurs ont exploré chez le rat les effets à long terme des intoxications alcooliques répétées à l’adolescence (alors que le cerveau n’a pas fini sa maturation). Les résultats publiés dans la revue Neuropharmacology indiquent ces

comportements entrainent :

 

  • une perte de contrôle de la consommation d’alcool à l’âge adulte,
  • une motivation excessive pour obtenir de l’alcool, une fois adulte,
  • provoquent des modifications neurologiques à long term.

Consulter le communiqué de presse de l’Inserm

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Réveillon et alcool au volantD’après un sondage de la Prévention Routière de décembre 2012 "Les Français, le réveillon et l’alcool au volant", près de la moitié des personnes se déplaçant à bord d'un véhicule personnel n'a pris aucune disposition particulière pour le retour.

  • Près de 90% des sondés déclarent qu’ils consommeront de l’alcool pour le passage à la nouvelle année. (dont 70% consommeront 3 verres et plus)
  • D’après le sondage 47% de la population française va se déplacer le soir de la St Sylvestre à bord d’un véhicule personnel (qu’ils soient conducteurs, passagers ou convives)
  • 91 % des personnes se déplaçant en voiture (vont parcourir plus de 10 km et 13 % plus de 50 km).
  • 44% des personnes avouent n’avoir pris aucune disposition particulière concernant le retour.

L’association Prévention routière

rappelle que l’alcool demeure la 1ère cause d’accidents mortels sur les routes. En 2011, l'alcool au volant a causé la mort de 1.150 personnes.

Le sondage a été réalisé par internet du 6 au 11 décembre auprès d'un échantillon représentatif de 1.000 personnes âgées de 18 ans et plus.

 

Télécharger le sondage sur le site de la prévention routière

Quelques conseils pour passer un bon réveillon

Epave de voiture accidentéeUne étude menée de 2006 à 2011 dans 13 pays de l'Union Européenne fournit un classement des substances psychoactives les plus fréquemment rencontrées chez 50.000 conducteurs testés de façon aléatoire.

 

Intitulé "Conduite sous l'influence des drogues, de l'alcool et des médicaments", le rapport diffusé par l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) révèle que de l'alcool a été détecté chez 3,5% des conducteurs, des drogues illicites chez 1,9% et des médicaments chez 1,4%.

 

Dans neuf pays, les tests pratiqués à la suite d'un accident de la route montrent que 24,5% des conducteurs blessés et 31,7% des conducteurs tués se sont révélés positifs à l'alcool.

 

"L'alcool est responsable de près d'un quart des 30.000 décès annuels sur la route dans l'Union européenne" souligne l'OEDT.

 

Parmi les 25 substances psychoactives testées, le cannabis est la drogue illégale la plus fréquemment rencontrée, suivie par la cocaïne et les amphétamines.

 

 

Télécharger le rapport (en anglais) : "Driving Under the Influence of Drugs, Alcohol or Medecines in Europe. Findings from the DRUID Project" (Lisbonne, décembre 2012)

Cannettes de boissons énergisantesLe Conseil constitutionnel a censuré l’article qui instaurait une taxe sur les boissons énergisantes.

Le conseil constitutionnel a globalement validé le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2013. Mais il a retoqué l’article

qui instaurait une taxe sur les boissons énergisantes jugeant la taxe «contraire à la constitution» évoquant l'absence de «critères objectifs et rationnels en relation directe avec l'objectif invoqué».

Cette mesure avait pour objectif de dissuader les consommateurs, pour la plupart adolescents, de consommer à l'excès des boissons dites énergisantes mélangées à de l'alcool.

 

 

Consulter la décision du Conseil constitutionnel

Consulter l'actualité Bière, tabac et boissons énergisantes davantage taxés

mousses et choppes de bièreLes alcooliques souffrent souvent de troubles de la mémoire

pour la plupart réversibles après abstinence, ont indiqué des spécialistes lors d'une rencontre organisée par l'Inserm.

 

 

Il ressort de cette rencontre que

  • l’hospitalisation n'est pas adaptée lorsque le patient souffre de troubles cognitifs. "On demande actuellement aux malades d'oublier leurs habitudes et de mettre en place d'autres automatismes en l'espace de 15 jours, ce qui est juste impossible du point de vue cognitif", souligne Hélène Beaunieux, une chercheuse en neuropsychologie à l’université de Caen.
  • la capacité d'apprentissage du patient alcoolique est "plus coûteuse et moins efficace" que celle d'une personne non alcoolique,
  • cette perte de mémoire est généralement réversible chez les patients abstinents.

 

En savoir plus, consulter la dépêche AFP sur le site de La Dépêche

Rassemblements festifs et ordre publicEn matière de rassemblements festifs et d'alcoolisation massive des jeunes, il faut préférer la prévention plutôt que d’étoffer l’arsenal juridique telles sont les conclusions d'un rapport d'information présenté à la commission des Lois du Sénat par les sénateurs André Reichardt et Corinne Bouchoux.

Les soirées fortement alcoolisées quel que soit le contexte d’hyper alcoolisation (soirées étudiantes, rassemblements festifs, « apéros Facebook », alcoolisation massive en dehors de tout cadre… ) concernent une partie de la jeunesse de plus en plus massive et précoce. Ces évènements ont conduit les rapporteurs à s'interroger sur les dispositifs actuels destinés à lutter contre les éventuels troubles à l'ordre public.

  • Selon eux, la législation relative à l’alcool est « déjà abondante » : licences temporaires de vente d’alcool ; dispositions de la loi HPST ; interdiction de vente d’alcool à une personne manifestement ivre ; interdiction du bizutage ; répression de la conduite en état d’ivresse ; mesures issues de la LOPPSI ; possibilité d’une composition pénale en cas de consommation habituelle et excessive de boissons alcooliques. Plus généralement, l’arsenal juridique est « suffisant et éprouvé » : la police administrative exercée par le maire et le préfet ; le régime juridique des raves parties ; une extension délicate de l’encadrement légal des raves parties aux autres formes de rassemblement (la menace d’une atteinte excessive au droit à la vie privée et à la liberté individuelle / une échelle des événements radicalement différentes / le coût important d’une extension du dispositif).

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Femme enceinte allongée, tenant un verre de vinSelon une étude britannique publiée dans la revue Plos One, boire de l’alcool pendant la grossesse a une incidence sur le quotient intellectuel des enfants. L’étude s’est appuyée sur des femmes recrutées durant leur grossesse soit consommatrices modérées d’alcool

(une à six unités d’alcool par semaine) soit abstinentes. Puis lorsque les enfants ont été âgés de 8 ans, les chercheurs ont comparé les tests de QI des enfants à la consommation d'alcool de leurs mères. (L'étude a porté sur 14.500 femmes enceintes.)

 

 

Les résultats,

  • Les chercheurs ont trouvé quatre variantes génétiques sur les gènes métabolisant l'alcool.
  • Les chercheurs ont constaté une modification génétique chez les enfants de consommatrices modérées durant leur grossesse. En moyenne, le QI de ces enfants était de deux points inférieur, par modification génétique observée.
  • Aucun effet n'a été constaté sur les enfants dont les mères s’étaient abstenues de boire pendant la grossesse.

Consulter l'article Fetal Alcohol Exposure and IQ at Age 8: Evidence from a Population-Based Birth-Cohort Study sur le site de la revue PLOS ONE (en anglais)

Consulter le dossier du Magazine Addictions n° 5 - 2004 Grossesse et alcool. Lorsque l'enfant paraît...

Photo de 3 pintes de bièresSanté publique : Il ne faut pas taxer que la bière


Pour financer le déficit de la Sécurité sociale, le gouvernement envisage de doubler la taxe sur la bière et fait valoir que cette mesure satisfait de manière convergente les objectifs de retour à l’équilibre financier des comptes de l’Etat et ceux de santé publique.

Alourdir le poids de la fiscalité sur les boissons alcooliques est une politique que l’ANPAA appelle de ses vœux au nom de la santé publique. L’augmentation de leur prix freine leur consommation. La proposition du gouvernement va donc dans le bons sens mais est difficilement compréhensible en termes de santé publique dès lors qu’elle ne touche qu’une catégorie de boissons : la bière.

L’A.N.P.A.A. demande que toutes les boissons alcooliques soient taxées en fonction de la quantité d’alcool pur qu’elles contiennent. Outre qu’elle placerait sur un plan d’égalité chacune des boissons et éviterait toute discrimination, cette nouvelle fiscalité contribuerait au redressement des finances de

la France en faisant peser sur les consommateurs une contribution financière proportionnelle à la quantité d’alcool pur absorbée et au risque pris pour leur santé.

Conducteur au volantLe défaut de possession d’un éthylotest dans son véhicule, verbalisé à partir du 1er mars 2013

La possession d’éthylotest est obligatoire dans tous les véhicules depuis 1er juillet 2012 (décret du 28 février 2012).

« Compte tenu des difficultés d’approvisionnement recensées dans certaines régions » la verbalisation prévue pour défaut de présentation d’éthylotest ne prendra effet qu’à partir

du vendredi 1er mars 2013.

 

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Logo de l'OFDTPatients en difficulté avec l’alcool accueillis à l’hôpital

L’OFDT a réalisé fin 2010 une enquête sur les patients accueillis un jour donné dans les différentes structures hospitalières en addictologie. Environ 3.000 patients ont été interrogés. Trois groupes ont été proposés pour l’analyse :  les patients pour lesquels le produit qui pose le plus de problème est l’alcool, qui représentent les deux tiers de l’effectif total, ceux pour lesquels ce produit est un opiacé et/ou un stimulant, soit une personne sur cinq, et les patients ayant un problème exclusif ou principal avec le tabac (10 %). L’étude présentée dans le tendances n°82 porte sur le premier groupe

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