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loi cannabisLe cannabis et son usage révèlent en France un contraste saisissant entre le consensus quasi unanime des professionnels d'addictologie et de santé publique sur les mesures à prendre et, en regard, le silence des politiques.

 

Pourtant, si une politique publique est bien confrontée à un échec indiscutable depuis plusieurs décennies, c'est bien celle qui prévaut en matière de consommation du cannabis. Alors que les débats pour l'élection présidentielle s'intensifient, la grande majorité de la classe politique préfère éviter le sujet et se réfugier dans un discours où la langue de bois tient les faits à distance.

 

Cependant, l'esquive permanente n'aura qu'un temps et, si le débat sur le cannabis n'a pas lieu pendant la campagne présidentielle de 2017, l'importance du sujet s'imposera à tout président élu. D'autant qu'au niveau international, la situation évolue rapidement.

 

Télécharger le dossier : Décryptages N° 20 - Cannabis : L'inévitable débat

 

 

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Visuel de l'enquête européenne en ligne sur les droguesVous consommez ou avez consommé au cours des 12 derniers mois du cannabis, de l'ecstasy, de la MDMA, de la cocaïne ou des amphétamines, participez à la première enquête européenne en ligne sur les drogues.

 

En moins de 10 minutes, cette enquête recensera quantités, fréquences d’utilisation des différents produits ainsi que les sources d'approvisionnement.

 

Cette enquête est anonyme.

 

 

 

Pour en savoir plus rendez-vous sur la page dédiée sur le site de l’OFDT

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image actu NPS

Le nombre de NPS, gamme de substances reproduisant les effets de produits illicites (cannabis, amphétamine, cocaïne, ecstasy ...) reste particulièrement élevé malgré un recul en 2015. Les NPS permettent de contourner le cadre légal.

 

L’Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies (OFDT) actualise sa synthèse thématique et recense 222 substances ayant circulé au moins une fois en France depuis l’apparition des premières molécules. L’OFDT compte plus de 450 NPS en Europe.

 

Les principaux NPS répertoriés sont :

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sintes ofdtLe Système d'Identification National des Toxiques Et Substances a réalisé 272 collectes au cours de l'année 2015, sur 13 régions (selon l'ancien découpage régional). Cette étude, relayée par l'Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies en France, a montré que dans 73% des collectes, les substances correspondaient au produit attendu alors que dans 25% des cas les molécules identifiées ne correspondaient pas à l'appellation du produit.


Les produits identifiés sont, pour l'ensemble, des stupéfiants classiques : 14% de cocaïne, 13% d'héroïne et 10% de cannabis. Suivant cette collecte, la MDMA et la méthamphétamine sont les substances avec le taux le plus élevé d'arnaques. Ces collectes s'inscrivent dans les missions de réduction des risques et des dommages du SINTES.

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CannabisLors de sa campagne pour les élections régionales en Ile-de-France, Valérie Pécresse, tête de liste du parti Les Républicains, avait promis de mettre en place un programme de dépistage salivaire de la consommation du cannabis pour les lycéens dans sa région si elle était élue. Cette promesse de campagne avait suscité le doute ou l'opposition parmi les personnels de l'Education nationale et les acteurs de santé publique.

 

Alors qu'elle a gagné les élections et va donc exercer la présidence du Conseil régional pendant cette mandature, Valérie Pécresse réaffirme sa détermination à mettre en oeuvre cet engagement.

Cependant, cette proposition de la présidente du Conseil régional d'Ile-de-France a été formulée sans qu'apparemment les difficultés de tous ordres (juridiques, organisationnels, scientifiques, éthiques…) aient été totalement réfléchies et fait l'objet d'une concertation. Un tel programme n'ayant jamais été mis en place, l'ANPAA publie un dossier complet sur les questions posées par le dépistage salivaire au lycée.  En effet, si les questions sont nombreuses, les réponses sont souvent absentes et promettent de ne pas être simples. L'ANPAA souhaite ainsi contribuer au débat de fond. L'ANPAA est bien consciente des dangers de la consommation de cannabis à cet âge, partagée avec l’usage d’autres produits, la prévention est absolument nécessaire, mais il existe d’autres méthodes plus éprouvées.

 

Télécharger le dossier : Dépistage du cannabis au lycée : Les questions posées

 

 

 

 

Profils et pratiques des usagers des CAARUD en 2012L’OFDT vient de publier les résultats de la 4e enquête nationale menée auprès des usagers fréquentant les centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques (CAARUD),

Les CAARUD ont été créés par la loi de santé du 9 août 2004, et ont vu leurs missions précisées par un décret du 19 décembre 2005. La création des CAARUD, dont les missions sont dirigées vers des publics souvent fragiles, constitue une étape décisive dans la politique française de réduction des risques (RDR).


Les CAARUD reçoivent en majorité des usagers qui connaissent en général des usages plus problématiques que l’ensemble des consommateurs, et vivent souvent dans des situations sociales plus précaires. Les actions de

réduction des risques qui y sont engagées visent à limiter l’impact des consommations de drogues : infections virales, favoriser l’accès aux soins, aux droits sociaux et à des conditions de vie acceptables….

Voici quelques résultats de l'enquête « Profils et pratiques des usagers des CAARUD en 2012 » dans le Tendances n° 98, menée auprès de 142 CAARUD (153 recensés)

 

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Par arrêté du 13 octobre, entré en vigueur le 18 octobre, la durée maximale de prescription de la méthadone gélule passe de 14 à 28 jours, 28 jours étant la durée maximale en matière de médicaments classés comme stupéfiants.

La méthadone gélule est indiquée comme traitement de substitution aux opiacés chez les personnes traitées par méthadone sirop depuis au moins un an et stabilisées.

Le traitement par méthadone sirop s’inscrit dans un accompagnement médico-psycho-social renforcé, rythmé par une durée maximale de prescription de 14 jours.  Alors que la méthadone sirop est injectable par certains (dans des conditions difficiles), la gélule ne l’est pas du tout, exposant cette forme galénique à moins de mésusage et trafic de rue. En outre, la forme gélule contient moins de sucre que la forme sirop, exposant à moins d’effets indésirables au niveau dentaire.

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La RDR expliquée par ma grand-mère est une campagne interassociative de lutte contre les stéréotypes sur la RdR. Elle est portée par le Crips IDF.

 

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Lancée à l'occasion des 5èmes Rencontres nationales de la RdR, cette campagne rappelle quelques fondamentaux. R, D et R ... qu’est-ce que c'est ?

  • La RDR, c’est la Réduction Des Risques en direction des personnes consommant des drogues.
  • La RdR, c'est une politique sociétale ; une démarche et des dispositifs…. ces trois lettres sauvent des vies.

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Capture d'écran du message d'alerteDans le cadre du système d’Alerte Précoce (Early Warning System – EWS), l’Institut Scientifique de Santé Publique  lance un message d'alerte réservé aux consommateurs cela après avoir identifié onze nouveaux types de comprimés d’ecstasy hautement dosés en MDMA. Il s'agit des comprimés "Superman , "wifi", "Androïd", "Domino", "?", "Redbull", "Nintendo", "Etoile", "Gold", "Facebook" et "Yahoo".


Du fait de la concentration élevée en MDMA de ces comprimés, il existe un risque de complications graves (convulsions, hyperthermie, coma), voire de décès par overdose.

 

Lire le message d'alerte diffusé par Eurotox

Dans un communiqué la Délégation Interministérielle à la Sécurité Routière (DISR) annonce que des tests salivaires seront expérimentés au cours du dernier trimestre 2014 sur les conducteurs automobiles dans plusieurs départements. L’objectif est de simplifier la procédure de contrôle en remplaçant le prélèvement sanguin par un prélèvement salivaire effectué par les forces de l'ordre. Ce prélèvement salivaire sera ensuite envoyé en laboratoire afin de confirmer la prise d’une substance illicite.

 

La généralisation du deuxième test salivaire permettra ainsi d'augmenter les contrôles en matière de conduite après usage de stupéfiants grâce au gain de temps généré par l'abandon du test sanguin de confirmation. Chaque année les forces de l'ordre pratiquent 144.000 dépistages de stupéfiants et 10 millions de contrôles d'alcoolémie cela alors que 21% des accidents mortels en 2013 sont liés à la consommation de drogues, contre 30% pour l'alcool.

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