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Capture d'écran du Rapport mondial 2014 sur les droguesLe Rapport mondial 2014 sur les drogues qui vient de paraître passe en revue les principales évolutions intervenues sur les marchés des drogues au niveau mondial, de la production à la consommation, en passant par le trafic. Il apparait que la prévalence de l’usage illicite et de l’usage problématique de drogues se maintient, le nombre total d’usagers augmentant proportionnellement à l’accroissement de la population mondiale.


A l’échelle mondiale, en 2012, le rapport dénombre

  • 16 à 39 millions de personnes avec un usage problématique de drogue et un usager problématique sur six a accès à des services de traitement de la toxicomanie.
  • 183.000 décès liés à la drogue déclarés.
  • 3,5 à 7,0 % de la population âgée de 15 à 64 ans a consommé une drogue illicite au moins une fois au cours de l’année écoulée.
  • La consommation de drogues par injection, concernerait 12,7 millions de personnes  (1,7 million soit 13 % sont porteuses du VIH)
  • Le Rapport 2014 met l'accent sur la nécessité de mettre en œuvre des services de réduction des risques pour éviter l'infection au VIH :  programme d’échange d'aiguilles et de seringues, traitement substitutif aux opiacés, conseil et dépistage volontaires et traitement antirétroviral. Lorsque ces programmes sont disponibles comme dans les pays d'Europe occidentale et centrale, il y a eu une baisse à la fois de l'incidence du VIH et du nombre de décès liés au sida provoqués par la consommation de drogues injectables

 

Criminalité liée à la drogue
À l’échelle mondiale, la grande majorité des infractions liées à l’usage de drogues concernent le cannabis.

Alors qu’Internet est toujours utilisé pour le trafic de drogues et le commerce illicite de précurseurs chimiques, le recours au “Web caché” ne cesse d’augmenter. Le web caché est un marché virtuel auquel on ne peut pas accéder par les outils de recherche. Les propriétaires et les utilisateurs de ces sites  peuvent difficilement être identifiés, leurs identités sont masquées grâce à des méthodes de dissimulation élaborées. Le “Web caché” offre ainsi un refuge aux acheteurs et vendeurs de drogues illicites, qui réalisent leurs opérations principalement en monnaie numérique (Bitcoin).

Contrôle des précurseurs
La plupart des drogues, qu’elles soient synthétiques ou d’origine végétale, sont fabriquées à l’aide de produits chimiques. Ils constituent les composants de base des drogues synthétiques fabriquées illicitement. Au vu du développement de la fabrication de drogues
synthétiques, le contrôle de ces produits chimiques, connus sous le nom de précurseurs, est devenu essentiel afin de réduire l’offre.

 

Consulter le rapport (en anglais)