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Champs de cannabis

Déjà autorisé dans plusieurs pays, le cannabis thérapeutique peut être utilisé comme complément à des traitements contre la douleur ou pour favoriser l’appétit et une reprise de poids chez des patients atteints de cancer ou du sida. L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a reçu une demande d'autorisation de mise sur le marché (AMM) pour ce traitement et devrait bientôt rendre sa décision.

 

Un décret publié le 7 juin au Journal officiel devrait permettre l’autorisation de mise sur le marché de médicaments contenant du cannabis. Ce décret modifie un article du code de santé publique qui interdisait l’emploi de dérivés du cannabis dans les produits de santé. La publication de ce décret va permettre à l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) de délivrer des AMM pour ce type de produits.

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Première de couverture du Rapport mondial sur les drogues 2013Le Rapport mondial sur les drogues 2013 indique que l’usage de drogues ‘traditionnelles’ (héroïne et cocaïne) est resté stable au niveau mondial. Il souligne que sont en augmentation l'abus de médicaments délivrés sur ordonnance et l’usage de nouvelles substances psychoactives.

Le nombre de NPS* (nouveaux produits de synthèse) signalés est passé de 166 en 2009 à 251 en 2012, soit une augmentation de plus de 50%. Ce problème est alarmant. Commercialisées en tant qu’euphorisants légaux, les NSP ne sont pas testées afin d’en connaître les risques. Elles peuvent donc se révéler

bien plus dangereuses que les drogues traditionnelles. Dans l’Union européenne, près de 5% des personnes âgées de 15 à 24 ans en ont déjà consommé.

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Classement de la méthoxétamine comme stupéfiantClassement de la méthoxétamine comme stupéfiant

La « méthoxétamine » a été ajoutée à la liste des substances classées comme stupéfiants, par arrêté du 5 août 2013, publié dans le Journal Officiel du 9 aout 2013.

 

La méthoxétamine est un produit chimique qui présente une similitude importante avec la kétamine, au sein de la famille des arylcyclohexylamines.

>> Consulter l’arrêté du 5 août 2013, publié dans le Journal Officiel du 9 aout 2013.

En savoir plus:

consulter la note d'information diffusée par l'OFDT, l'alerte diffusée par la Direction générale de la santé

Lire l'actualité Nouveaux produits de synthèse et Internet

rangée de portes grillagéesUn guide des bonnes pratiques de substitution en milieu carcéral qui actualise les précédentes recommandations datant de 2003.

 

Mis en oeuvre par la Direction générale de la santé (DGS) et la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT), le rapport se présente sous la forme de 14 fiches thématiques.

Après un rappel du cadre légal

et réglementaire des traitements de substitution aux opiacés (TSO) en milieu carcéral, les fiches 4 à 14 présentent les recommandations pour de bonnes pratiques de prise en charge, en les mettant en regard avec le point de vue des professionnels de santé concernés.

 

 

"L’incarcération constitue une opportunité pour initier un traitement de substitution pour réduire les risques associés au sevrage brutal d’opiacés illicites mais surtout pour insérer ces patients dans une démarche de soins visant à terme la stabilisation des conduites addictives et la réinsertion."

 

>> Télécharger le "Guide des TSO en milieu carcéral" sur le site du Ministère de la Santé

 

Pour en savoir plus, lire notre actualité sur la politique de réduction des risques en prison

Flêche et seringueLe "slam" est une nouvelle pratique de consommation de drogues par injection intraveineuse dans un contexte sexuel entre hommes gays.

 

Menée par l'association Aides en partenariat avec d'autres structures associatives et institutionnelles, "SLAM - Première enquête qualitative en France" permet de mieux appréhender ce phénomène émergent bien qu'encore marginal.

 

Les produits injectés sont pour la plupart des produits de synthèse vendus sur Internet. Ils appartiennent majoritairement à la famille des cathinones.

Conjuguant injection de drogues et sexualité, le slam expose à un double risque de transmission de

l'hépatite C et rend nécessaire une stratégie de réduction des risques adaptée aux

 

personnes qui le pratiquent.

 

 

Plus globalement, cette enquête permet d'attirer l'attention sur le phénomène de la consommation de produits psychoactifs en contexte sexuel et des liens qui peuvent exister pour certains entre dépendance aux produits et sexualité.

 

> Télécharger "SLAM - Première enquête qualitative en France" sur le site de l'Association AIDES

 

> Lire notre actualité sur "Nouveaux produits de synthèse et Internet"

logo UNICEFLes adolescents français sont de gros consommateurs de cannabis relève le Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF) dans son dernier rapport sur "Le bien-être des enfants dans les pays riches".

 

L'étude de l'UNICEF classe 29 pays développés selon cinq principales dimensions : bien être matériel, santé et sécurité, éducation, logement et environnement, comportements et risques.

Cette thématique porte notamment sur les consommations d'alcool, de tabac et de cannabis chez les jeunes âgés de 11, 13 et 15 ans.

 

  • Avec un taux de consommation supérieur à 20%, la France se situe en bas du classement pour la consommation de cannabis (pourcentage de jeunes ayant signalé avoir consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois).
  • En ce qui concerne la consommation de tabac (% des jeunes fumant des cigarettes au moins une fois par semaine), la France se situe globalement au milieu du classement global.
  • Enfin, l'indicateur de  consommation d'alcool (% de jeunes âgés de 11, 13 et 15 ans ayant signalé avoir été ivres au moins deux fois) place l'hexagone en 6e position, très loin de la Lituanie qui affiche le plus fort taux de consommation.

 

Pour en savoir plus :

>> Télécharger  l'étude comparative complète sur le site de l'UNICEF

piquure dans un brasL'A.N.P.A.A. salue le feu vert de Matignon pour l'ouverture de salles de consommation à moindre risque.


L’A.N.P.A.A. salue le positionnement favorable de Matignon à l’ouverture de salles de consommation à moindre risque et la volonté politique de la Mairie de Paris de s’engager dans cette innovation avec des associations expérimentées.

 

L’A.N.P.A.A., positionnant son action dans une approche globale incluant la co-construction d’un environnement favorable à la santé, la promotion de la santé, la prévention des risques, la réduction des dommages, l’accompagnement et les soins en addictologie à travers le territoire national, s’est associée au Réseau français de réduction des risques ayant milité pour l’expérimentation de ces salles.

 

Notre association rappelle la nécessité, en matière de politique de santé publique en addictologie, d’une action juste et pragmatique basée sur la prévention des risques et la réduction des dommages, liés aux produits eux-mêmes, aux modes d’usage et aux circonstances de consommation, quels que soient les produits, alcool et tabac, parmi les principaux déterminants de santé, cannabis, opiacés, etc.

 

Ces salles de consommation à moindre risque ne sont pas des “salles de shoot” comme elles sont improprement nommées, donnant à penser que ces espaces se réduisent à des lieux d’injection libre banalisés et sans cadre. Elles viennent compléter utilement le dispositif actuel d’accompagnement et de soins existant en s’adressant à une population urbaine dépendante et particulièrement précarisée. Ces salles, déjà bien implantées dans de nombreux pays, ont fait leurs preuves, et permettent une sécurisation des usagers dans leurs pratiques, un accompagnement par des professionnels, une réduction des dommages infectieux et overdoses, mais aussi un accès aux services sociaux et de soins de droit commun et spécialisés. En outre, ces salles, qui verront enfin le jour en France, sont le signe d’une politique réaliste inscrite dans le savoir-vivre ensemble et l’aide aux plus vulnérables.

 

Pour en savoir plus :

Visionner la vidéo de Alain RIGAUD, Président de l'A.N.P.A.A., sur les salles de consommation à moindre risque

comprimés colorésLe dernier numéro de Tendances, édité par l'Observatoire Français des Drogues et

Toxicomanies (OFDT), dresse un état des lieux des connaissances sur les "nouveaux produits de synthèses" ou NPS diffusés et popularisés par Internet. Ces substances imitent, par leur structure moléculaire, les effets des produits illicites que sont l'ecstasy, la cocaïne, le cannabis, les amphétamines, etc..

 

 

Tous les mois, une nouvelle substance est identifiée en France, contre une par semaine en Europe. Principalement produites en Chine puis commercialisées par des sites de vente en ligne, les NPS investissent surtout le milieu festif. Leur consommation est encore marginale par rapport aux substances illicites qu'elles imitent mais non sans risques : manifestations psychiatriques, hyperthermie, tachycardie.. des symptômes encore aggravés par le mélange avec l'alcool.

 

La plupart des nouveaux produits de synthèse ne sont pas visés par la législation concernant les stupéfiants, ce qui facilite leur diffusion. Mais depuis le 27 juillet 2012, un arrêté du Ministère de la Santé interdit un groupe de substances dérivées de la cathinone.

 

Télécharger Tendances n° 84, janvier 2013 sur le site de l'OFDT

Programme d'échange en pharmacie. BDProxiKit est un programme d’échange en pharmacie autour de kits d’injection gratuits mis en place depuis avril 2007. Ce programme permet aux injecteurs de produits de bénéficier de matériel stérile et d’éviter ainsi la réutilisation du matériel souillé.

Son objectif est de maintenir l’incidence à la baisse du VIH et faire diminuer l’incidence des hépatites B et C.
- poursuivre et renforcer l’action en faveur

des pratiques d’injection sans risque ;
- améliorer l’accessibilité géographique et horaire en diversifiant les lieux de distribution ;
- créer, instaurer ou restaurer un climat de confiance avec un service de droit commun ;

 

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L'Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies (OEDT) agence indépendante de l'Union Européenne, vient de publier son rapport 2012 sur l'état du phénomène de la drogue en Europe.

Les points clés sont les suivants :

  • L’agence sur les drogues de l’UE se dit préoccupée par la complexité du marché des stimulants et par la quantité de poudre et de comprimés disponibles
  • La cocaïne, l’ecstasy et les amphétamines restent les principales substances stimulantes consommées, bien qu’elles soient désormais concurrencées par des drogues de synthèse comme les cathinones ou la méthamphétamine.
  • Plus de 50 nouvelles drogues (substances variées et croissance des nouveaux groupes de drogues) ont déjà été détectées en 2012.
  • Près de 700 magasins en ligne vendent des « euphorisants légaux »
  • Les Etats face à ces nouvelles drogues ont tendance à se concentrer sur la pénalisation de l’offre plutôt que sur celle de l’usage
  • L’agence signale un déclin de la consommation de l’héroïne et une évolution des modes de consommation. L’entrée dans la consommation d’héroïne de nouveaux usagers a chuté, certainement du fait de la moindre disponibilité de cette drogue, du développement des traitements de substitution, ainsi que de l’utilisation d’opiacés autres que l’héroïne.
  • Une baisse de la consommation de drogue par injection
  • Le rapport revient sur la récente épidémie d’anthrax chez les usagers d’héroïne
  • Une revue spéciale s’intéresse à la réponse au problème de la drogue chez les détenus des institutions carcérales
  • Le rapport indique également que l’Europe devient un producteur majeur de cannabis.

Consulter:

- Rapport intégral
- Présentation du rapport (en anglais)
- Communiqué : Les points clés - 1 et Communiqué : Les points clés - 2
- Question particulière : Prisons et drogues en Europe, les problèmes et les réponses (en anglais)
- Question particulière : Grossesse, enfance, famille et drogues - éléments pour une réponse de l'Europe (en anglais)
- Drugnet Europe n°80 consacré au rapport annuel (en anglais)