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vapotatgesAlors que le vapotage fait l’objet d’intenses débats au sein de la communauté scientifique, l’ANPAA profite du Moi(s) sans tabac pour préciser sa position : le vapotage constitue un outil d’aide à l’arrêt du tabac, mais son utilisation comme sa publicité doivent être encadrées.

 

Au cours du premier semestre 2017, des débats internes à l’ANPAA ont été organisés dans toute la France sur l’usage de la cigarette électronique. Cette question divise en effet le monde de la santé avec, d’une part, des incertitudes quant à ses effets à long terme et, d’autre part, une catastrophe sanitaire mondiale liée à la consommation de tabac (6 millions de morts par an dus selon l'OMS).  Associant professionnels, élus et bénévoles, ces débats ont permis de faire émerger une position commune, prenant en compte les dernières connaissances scientifiques ainsi que les pratiques observées sur le terrain.

 

Pour l’ANPAA :

  • La cigarette électronique peut constituer, dans un objectif d’arrêt du tabac, un outil de substitution parmi les autres dispositifs existants. Le vapotage est en effet loin d’être le seul outil d’aide à l’arrêt et son utilisation reste d’ailleurs marginale : les utilisateurs quotidiens de cigarette électronique ne représentent que 2,9 % de la population générale (1,2 et 1,5 million d’individus pour 13 millions de fumeurs quotidiens).

  • Il faut davantage communiquer sur l’objectif, à savoir un arrêt total de l’usage du tabac. En effet, les effets du tabac sont davantage liés à la durée d'exposition, c'est-à-dire au nombre d'années de tabagisme, qu'au nombre de cigarettes fumées. Or actuellement, la consommation concomitante de tabac et de cigarette électronique prédomine : 75 % des utilisateurs de cigarette électronique sont des fumeurs réguliers.

  • Afin de ne pas conduire à une « renormalisation » de l’acte de fumer, le vapotage doit être interdit dans les lieux à usage collectif, la publicité doit être interdite et la présence de l’industrie du tabac dans ce champ doit être encadrée. L’accès aux mineurs doit être possible pour ceux déjà dépendants au tabac.

  • Il est nécessaire de poursuivre les études scientifiques afin de préciser le rapport bénéfice/risque du vapotage, sans pour autant différer son utilisation.

  • Les vendeurs de cigarettes électroniques, comme les professionnels de soin, doivent être formés sur l’usage de cet outil.

 

L’ANPAA mobilisée dans toutes les régions

 

Ambassadrice du Moi(s) sans tabac dans plusieurs régions, l’ANPAA est mobilisée dans toute la France. Une information sur l’opération Moi(s) sans tabac est proposée aux usagers dans tous les établissements médicosociaux gérés par l’ANPAA. Des actions spécifiques sont également organisées : stands d’information et interventions dans des établissements scolaires et universités, des entreprises et administrations publiques, des établissements pénitentiaires, des centres commerciaux et des centres de distribution alimentaire (par exemple, partenariat avec les Restos du cœur dans le Doubs). Citons également l'organisation de conférences sur les outils d’aide à l’arrêt du tabac ou encore des partenariats avec des médias locaux (journaux et radios).

 

Les équipes de l’ANPAA sont également présentes dans la plupart des FanZones organisées dans 13 grandes villes de France avec 31 bénévoles, salariés et volontaires mobilisés[1].

 

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[1] Paris le 24/10, Amiens le 26/10, Brest le 31/10, Angers le 02/11, Bordeaux le 07/11, Toulouse le 09/11, Marseille le 14/11, Besançon le 18/11, Metz le 21/11, Montpellier le 04/11

 

 

>> Décryptages N°22 - Le vapotage : De l'enthousiasme à la prudence

 

 

Contact presse :

Myriam Savy, Responsable Communication & Plaidoyer

01 42 33 52 89 / 06 43 77 75 70

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