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verres noirs sur fond blanc

 

Nous ne sommes pas de ceux qui contestent que l’alcool, notamment le vin, fait partie de notre paysage, qu’il participe à notre vie sociale et festive, et qu’il concourt à l’image de la France, à son patrimoine et aux bénéfices de son commerce extérieur.

 

Mais, professionnels de santé, bénévoles dans des associations, simples citoyens ou proches de victimes, nous témoignons des risques de l’alcool, responsable annuellement en France de 49000 morts dont 15000 cancers, deuxième cause de mortalité prématurée évitable après le tabac, première cause de mortalité des jeunes de 18 à 25 ans, première cause évitable de retard mental de l’enfant, deuxième cause d’hospitalisation et facteur favorisant ou déclenchant de 40% des violences familiales et conjugales, de 30% des viols, des agressions sexuelles et des violences générales et sur la route.

 

Nous avons la responsabilité de conjuguer cette double réalité en guidant les Français face à un produit aux effets contrastés et ambivalents, et en proposant aux responsables politiques un dispositif qui protège la population, dont les plus vulnérables d’entre nous, des risques sanitaires et sociaux d’un produit problématique.

 

Mettre en œuvre des dispositions dont le bénéfice est avéré est le fondement même d’une politique efficace et équitable de protection de la santé, même et surtout vis-à-vis des risques de l’alcool. Les Français savent reconnaître le courage politique et s’en souvenir, et ils sont 60% à considérer insuffisantes les mesures actuelles.

 

Nous devons tenir compte de la consommation d’alcool en France, une des plus élevée au monde, de la méconnaissance voire du déni des risques encourus, de la désinformation soigneusement organisée par la filière alcool, de la nécessité d’agir à la fois sur la consommation de l’ensemble des consommateurs (sachant que les consommateurs réguliers consomment en moyenne 5 verres par jour !) et sur celles ciblées par les industriels de l’alcool (les jeunes, les personnes en situation de précarité, les femmes). Sur ce paysage, se greffe la puissance de lobbying d’une industrie qui infiltre tous les niveaux de la société (le sport, la culture, les milieux scientifiques, le Parlement et jusqu’au plus haut niveau de l’Etat).

 

Pour ces raisons, nous proposons 10 mesures :

1. Indiquer sur les contenants la quantité en grammes d’alcool et de sucre, le nombre de calories de manière claire, lisible et contrastée.

2. Faire figurer sur les contenants et sur toute publicité pour une boisson alcoolisée un pictogramme clair, visible et contrasté marquant la contre-indication de toute consommation aux femmes enceintes.

3. Inscrire sur les contenants et sur toute publicité pour une boisson alcoolisée la mention "l’alcool est dangereux pour la santé" de manière claire, lisible et contrastée.

4. Interdire sur tout support toutes les mentions supplémentaires non légales du type "à consommer avec modération".

5. Interdire la publicité pour l’alcool conformément aux dispositions initiales de la loi Evin (interdiction de la publicité directe et indirecte dans les supports qui s’imposent à tous, forme réglementée sur tous les autres supports autorisés), et l’étendre au numérique (Internet, réseaux sociaux).

6. Diffuser les repères de consommation de l’avis d’experts de Santé publique France et de l’Inca[1] au travers de campagnes publiques multimédias et de tous les documents publics concernant l’alcool.

7. Taxer l’alcool proportionnellement au contenu en grammes d’alcool et définir un prix minimum de vente par unité d’alcool pour toutes formes d’alcool.

8. Mettre en œuvre et prendre en charge la prévention, le repérage précoce et l’intervention brève des consommateurs par les médecins, ainsi que le traitement des malades de l’alcool dans l’ensemble du système de soin.

9. Financer une recherche indépendante par la création d’un fonds alcool abondé par les taxes sur l’alcool et sur les bénéfices des industriels de l’alcool.

10. Publier un rapport parlementaire biennal évaluant la mise en œuvre et l’application de ces nouvelles mesures ainsi que l’application des textes existants dont les interdictions de la vente d’alcool aux mineurs, les "open bars" concernant tous les types de boissons alcoolisées, le sponsoring des soirées jeunes et toutes formes de parrainages sportifs et culturels… par des fabricants ou distributeurs de boissons alcoolisées.

 

Ainsi, le président de la République et son gouvernement, auront à exercer leur responsabilité sanitaire, sociale, juridique et politique en choisissant entre nos 10 propositions et celles annoncées par la filière alcool. Ce choix se fera en toute transparence devant une opinion qui sera en définitive juge de la sincérité de l’engagement pour la prévention hautement proclamé par les pouvoirs publics.

 


[1] Si vous consommez de l’alcool, il est recommandé pour limiter les risques pour votre santé au cours de votre vie :

  • de ne pas consommer plus de 10 verres standard par semaine et pas plus de 2 verres standard par jour ;
  • d’avoir des jours dans la semaine sans consommation.

Et pour chaque occasion de consommation, il est recommandé :

  • de réduire la quantité totale d’alcool que vous buvez ;
  • de boire lentement, en mangeant et en alternant avec de l’eau ;
  • d’éviter les lieux et les activités à risque ;
  • de s’assurer que vous avez des gens que vous connaissez près de vous et que vous pouvez rentrer chez vous en toute sécurité.

Pour les femmes qui envisagent une grossesse, qui sont enceintes ou qui allaitent : pour limiter les risques pour votre santé et celle de votre enfant, l’option la plus sûre est de ne pas consommer d’alcool.

Pour les jeunes et les adolescents : pour limiter les risques pour votre santé, l’option la plus sûre est de ne pas consommer d’alcool.

 

 

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 SIGNATAIRES

Pour signer cette pétition, merci de signaler votre identité et votre fonction à l'adresse : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

Bernard Basset, médecin de santé publique, vice-président de l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA)

 

Amine Benyamina, professeur de psychiatrie et d’addictologie université Paris-XI

 

Gérard Dubois, professeur de santé publique, Académie de médecine

 

Irène Frachon, pneumologue, Brest

 

Serge Hercberg, professeur de nutrition, université Paris-XIII

 

Catherine Hill, épidémiologiste

 

Albert Hirsch, professeur de pneumologie, université Paris-VII, administrateur de la LNCC

 

Michel Reynaud, professeur de psychiatrie et d’addictologie, université Paris-XI, président du Fonds action addiction

 

Nicolas Simon, professeur de médecine Aix-Marseille Université, président de l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA)

 

ET

 

Armand Abergel, président de la Fédération des pôles et des réseaux hépatites virales (FPRH)

 

Céline Aquilina, psychiatre addictologue à Toulouse

 

Sophie Arnaud-Reveneau, médecin addictologue, ELSA Lyon Ouest

 

Pascal Astagneau, professeur de santé publique, Faculté de médecine, Sorbonne Université

 

Nicolas Ballon, PUPH psychiatrie-addictologie CHRU Tours​

 

Camille Barrault, médecin des hôpitaux (hépatologie et addictologie), secrétaire de la Fédération des Pôles et Réseaux Hépatites

 

Laurent Bègue, membre senior de l'Institut universitaire de France, directeur de la Maison des Sciences de l'Homme Alpes (USR CNRS 3394/Université Grenoble Alpes)

 

Guylaine Benech, consultante formatrice en santé publique, blogueuse

 

Corinne Bertrand, PH addictologue au Centre Hospitalier de Dreux

 

Pierre Bodenez, psychiatre hospitalier, service d'addictologie au CHRU de Brest

 

Gérard Bourrat, directeur du SSR Château de Longues-Aygues, spécialisé dans la prise en charge des patients qui souffrent d'addictions

 

Catherine de Bournonville, médecin pneumologue, tabacologue, unité de Tabacologie, CHU de Rennes

 

Isabelle Boutron, professeur de Santé publique, université Paris Descartes

 

Alain Braillon, praticien hospitalier, Amiens

 

Christophe Bureau, professeur d’hépato-gastroentérologie, Université Paul Sabatier Toulouse III, Secrétaire Général de l’Association Française pour l’Etude du Foie

 

Camille Buscail, assistante hospitalo-universitaire en nutrition et santé publique, Hôpitaux Paris Seine-Saint-Denis, APHP, Bobigny

 

Marie-Joëlle Buscail Drouet, médecin généraliste à Toulouse

 

Fabien Calvo, ancien directeur de la Recherche et de l’Innovation de l’Institut National du Cancer, directeur scientifique - Cancer Core Europe

 

Linda Cambon, docteure en santé publique, professeure titulaire de la Chaire de recherche en prévention des cancers INCA/IReSP à l’EHESP de Rennes

 

Gérard Campagne, service d'addictologie, Centre hospitalier de la Côte Basque

 

Valérie Canva, hépatologue au CHRU de Lille et Centre Expert Hépatites, membre et bureau de la Fédération des pôles et des réseaux hépatites virales (FPRH)

 

Cédric Colin, hépato-gastro-entérologue, médecin addictologue à Lyon

 

Olivier Cottencin, professeur de Psychiatrie et d’Addictologie, Université de Lille - CHU de Lille

 

Marie Aline Charles, épidémiologiste, directrice de recherche Inserm

 

Jalal Charron, interne en santé publique, Santé publique France

 

Pierre Chauvin, directeur de recherche Inserm, Equipe de recherche en épidémiologie sociale (ERES), UMRS 1136, Inserm-Sorbonne Universités UPMC

 

Marie-Josée Corrège, présidente de l'Aréat, présidente de la Fédération Nationale Alcool Ecoute Joie et Santé, vice présidente de la Camerup

 

 

Didier Courbet, professeur des Universités en Sciences de l'Information et de la Communication et Psychologue, Université Aix Marseille

 

Pierre Dechelotte, professeur de Nutrition au CHU de Rouen

 

Alain Dervaux, professeur de psychiatrie et d'addictologie, CHU d'Amiens et rédacteur en chef adjoint du Courrier des addictions

 

Jean-Claude Desport, professeur de Nutrition, Faculté de Médecine Limoges

 

Sandra Devise, éducatrice spécialisée/coordinatrice, D.U. en pratique addictive

 

Marie-Pierre Dupond, médecin éducation nationale, responsable départemental, Lille

 

Patrick Dupont, PH, Responsable Unité de Coordination de Tabacologie, CERTA, Département de Psychiatrie et Addictologie, Hôpital Paul Brousse 

 

Hélène Donnadieu-Rigol, responsable du département d'addictologie, hôpital Saint Eloi, CHU de Montpellier

 

Pierre-Henri Ducluzeau, professeur de diabétologie à l'Université de Tours

 

Hanna Eid, médecin addictologue, chef du pôle d'Addictologie clinique, Centre hospitalier de Pfastatt

 

Blandine Esquerre, médecin généraliste et de santé publique, Toulouse

 

Catherine Fayollet, chef de service Psychiatrie et addictologie/TCA, Institut MGEN de La Verriere

 

Leopold Fezeu, médecin épidémiologiste, maître de conférences à l’université de Paris 13

 

Pilar Galan, médecin, chercheur en épidémiologie nutritionnelle

 

Karine Gallopel-Morvan, professeure des Universités (Marketing social) Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique / professeure honoraire à l’Université de Stirling

 

Julien Gambier, PHc, Coordonnateur Équipe de Liaison et de Soins en Addictologie Correspondant Addictovigilance et Collecteur SINTES Service d'addictologie, CHU Carémeau

 

Nathalie Ganne-Carrié, professeure d’hépatologie, université Paris 13

 

Anne Garin, médecin généraliste addictologue, PH dans le service intersectoriel d'addictologie du CH Alpes-Isère

 

Jacques Gauillard, psychiatre Coordinateur de l'Unité de Liaison Psychiatrique, Centre d'action sociale de la Ville de Paris

 

Antoine Gérard, praticien hospitalier, addictologue, Centre hospitalier Emile Roux, Le Puy en Velay

 

Marcel Goldberg, professeur émérite de santé publique, Université Paris Descartes

 

Véronique Grando, praticien hospitalier en hépatologie, Hôpital Jean Verdier APHP

 

André Grimaldi, professeur émérite CHU Pitié Salpêtrière

 

Marie-Ange Grondin, médecin coordonnateur du dépistage du cancer du col utérin

 

Francis Guillemin professeur de santé publique, Université de Lorraine

 

Morgane Guillou, psychiatre addictologue au CHU de Brest

 

Jean-Marc Hoang-Tho, directeur du SSR en addictologie Centre de Kerdudo, Guidel

 

Isabelle Jaquet, service d’addictologie, Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille

 

Chantal Julia, maître de conférences en Nutrition, Hôpitaux Paris-Seine-Saint-Denis, AP-HP, Bobigny

 

Sophie Kalamarides, référente liaison addictologique, UTAMA, hôpital Beaujon

 

Serge Karsenty, sociologue, Nantes

 

Jacqueline Kerjean, médecin hospitalier, chef de service en addictologie sur Lorient

 

Emmanuelle Kesse, épidémiologiste chercheurs INRA

 

Jérôme Lacoste, département de Psychiatrie & Addictologie, CHU de Martinique

 

Sophie Lapujoulade, psychiatre addictologue à Orléans

 

Bernard Larouzé, directeur de Recherche INSERM

 

Paule Latino-Martel, directrice de recherche, coordinatrice du Réseau National Alimentation Cancer Recherche

 

Flore Lecomte, déléguée générale, Société française de santé publique

 

Delphine Lever, médecin addictologue, Service intersectoriel d'addictologie au CHRU de Brest

 

Benoit Libeau, praticien hospitalier, Saint-Nazaire

 

Pierre Lombrail, médecin des hôpitaux, membre du Haut Conseil pour la Santé Publique (HCSP) et du Conseil Scientifique de Santé Publique France

 

Dominique Maraninchi, professeur de cancérologie à Aix Marseille Université, ancien président de l’Institut National du Cancer

 

Hervé Martini, praticien hospitalier, addictologue et médecin du sport, CHRU Nancy – Brabois

 

Mokhles Mastour, addictologue, Centre hospitalier de Saint-Pons

 

Pascal Menecier, praticien hospitalier et addictologue, Centre hospitalier de Mâcon

 

Isabelle Millot, médecin de santé publique, directrice de l’Instance régionale d’éducation et de promotion de la santé, Bourgogne-Franche-Comté

 

Romain Moirand, PUPH hépatogastroentérologie addictologie, Unité d’addictologie du CHU de Rennes

 

Delphine Moisan, praticien hospitalier, psychiatre - addictologue à l’hôpital Beaujon

 

Catherine Mouden, psychiatre hospitalier-addictologue, Intersecteur d’addictologie du CHRU de Brest

 

Bertrand Nalpas, directeur de recherches, chargé de mission Addiction, département Information scientifique et communication Inserm

 

Mickael Naassila, professeur de physiologie, président de la société française d’alcoologie

 

Michel Nasr, pneumologue à Vienne

 

Jean Charles Nault, maître de conférences des universités-praticien hospitalier, service d'hépatologie, Hôpital Jean Verdier APHP

 

Meïssa Nekaa, addictologue praticien hospitalier au CHRU de Nîmes

 

Eric Nicolle, responsable du service SSRPA et ELSA, Centre Hospitalier Sud Seine et Marne

 

Philippe Nubukpo, psychiatre des hôpitaux, addictologue, Centre Hospitalier Esquirol

 

François Paille, professeur de thérapeutique et d’addictologie, Faculté de médecine de Nancy

 

Isabelle Parmentier, présidente de L’Association Française des Diététiciens Nutritionnistes

 

Paul Perez, praticien hospitalier, Unité de soutien méthodologique à la Recherche clinique et épidémiologique du CHU de Bordeaux 

 

Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière

 

Laurence Pezet, médecin addictologue, ELSA Lyon-Ouest

Chantal Pitard, médecin addictologue - hôpital de Guérande

 

Philippe Quénel, enseignant-chercheur à l’École des Hautes Études en Santé Publique de Rennes

 

Philippe Ravaud, professeur de santé publique, Université Paris Descartes

 

Matthieu Renard, médecin généraliste - addictologie, Centre Paul Cézanne, Chanteau

 

Michel Reocreux, psychiatre addictologue, Clinique d'addictologie Saint Salvadou à Albi

 

Alain Rigaud, psychiatre honoraire, président d'honneur de l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA)

 

Benjamin Rolland, MD, PhD Service Universitaire d’Addictologie de Lyon - CH Le Vinatier, Université de Lyon 

 

Monique Romon, professeure de nutrition, CHU de Lille, Présidente de la Société Française de Nutrition

 

Isabelle Rosa, praticien hospitalier, CHI Créteil

 

Emmanuel Rusch, professeur de santé publique, Université de Tours, Président de la Société française de santé publique

 

Audrey Schmitt, praticien hospitalier-psychiatre et addictologue, CHU Clermont-Ferrand

 

Stéphane Schneider, professeur de nutrition de l’Université Côte d’Azur, Nice

 

Philippe Schwartz, médecin généraliste, Paris

 

Marie-Claire Spinosi, psychiatre addictologue au Centre hospitalier du St Esprit, Martinique

 

Daniel Thomas, professeur de cardiologie, président d'honneur de la Fédération Française de Cardiologie

 

Jean-Claude Tomczak, président de la CAMERUP (Coordination des Associations et Mouvements d’Entraide Reconnus d’Utilité publique) et de la FNAS (Fédération Nationale des Amis de la Santé)

 

Mathilde Touvier, épidémiologiste chercheurs INSERM

 

Jean-Baptiste Trabut, addictologue-hépatologue, chef du service d'addictologie, Hôpitaux universitaires Henri Mondor

 

Dominique Turck, professeur de pédiatrie, université et CHU de Lille

 

Jacques Yguel, praticien hospitalier, chef d’un pôle d’addictologie au CH d’Avesnes

 

Jean-Fabien Zazzo, ancien médecin des hôpitaux, anesthésiste réanimateur nutritionniste

 

Marie Zins, médecin épidémiologiste, enseignant-chercheur à l'UFR des Sciences de la santé Simone Veil de l’Université de Versailles Saint Quentin

 

David Zucman, clinicien en charge des patients VIH, Hôpital Foch

 

Jessica Zucman-Rossi, professeure de cancérologie, Université Paris Descartes

 
Contact presse :
Pôle Communication & Plaidoyer
01 42 33 52 89 / 01 42 33 74 86

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Laurence Pezet ,  Medecin addictologue, ELSA Lyon -Ouest