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Sylvie Catto, animatrice médicosociale et présidente de la CCPSylvie Catto est entrée à l’A.N.P.A.A.  dans les années 80, en tant qu’animatrice de prévention. Ses premières missions étaient en milieu scolaire, puis peu à peu elle a diversifié son travail en adaptant son approche en direction de nouveaux publics. Depuis 15 ans, elle occupe un poste d’animatrice médico-sociale en centre de soins. Elle a été à l'origine de pratiques novatrices dans son département par le biais d'actions ciblées en direction de publics spécifiques (publics précaires, personnes sous main de justice, groupes de paroles de femmes...), et mis sur pied des groupes ressources et des permanences dans des villes dépourvues de centre d’addictologie.

Avec simplicité, Sylvie Catto s’explique sur son parcours : « Le métier d'animateur réclame des capacités d'adaptation et une certaine dose de créativité ».

 

Sylvie Catto vient d’être élue présidente de la Commission des pratiques professionnelles (CPP) de l’A.N.P.A.A. La CPP prend la suite d’une commission qui s’intéressait prioritairement aux aspects médicaux.  Sylvie s’est présentée à cette Commission "nouvelle formule" car elle a été sensible à l'ouverture de cette instance à l'aspect social de l'activité. Par ailleurs, elle souhaite que ses dernières années de carrière soient l'occasion de "transmettre l'expérience acquise".

 

L’objectif de la CPP est « de fédérer, d’initier des dynamiques et d’harmoniser » les pratiques de terrain de professionnels médico-sociaux de l’A.N.P.A.A.  « Au-delà du sujet (de l’usager), il y a un travail à effectuer auprès des collectifs professionnels. Plusieurs chantiers sont d'ores et déjà en cours pour améliorer, à travers nos pratiques, la qualité des prestations auprès des usagers, et parachever la professionnalisation de l'addictologie ». Parmi ceux-ci, la redéfinition de certains profils de poste et l'élaboration de référentiels de travail sur des thèmes tels que : premier accueil et premier rendez-vous, réduction des risques en alcoologie, avec pour perspective, la production de documents « accessibles, légitimes, pragmatiques et efficaces ».

« Mais », précise Sylvie, « les ambitions de la CCP doivent également tenir compte des réalités rencontrées dans l'exercice professionnel : insécurité et précarité de certains postes ou secteurs d'activité, consultations engorgées et risque d'appauvrissement dans la qualité de l'offre de soins, etc... L'idéal serait bien sûr que toutes les équipes bénéficient de financements stables qui leur permettent d'oeuvrer avec sérénité... Ce qui me paraît un minimum nécessaire lorsque l'on doit aborder un domaine aussi complexe que celui de l'addictologie, et travailler en direction d'usagers reflétant cette complexité ».

Mai 2011