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Entretiens

Portrait de Marie Schmitt, psychologue au CSAPA-ANPAA52Entretien avec Marie Schmitt, psychologue au CSAPA-ANPAA52


En 2011, le CSAPA-ANPAA52 a obtenu le «Label année des patients et de leurs droits». Que récompense-t-il ?

Début 2011, force est de constater qu’il reste des Centre de Soins, d'Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA) qui n’ont pas réussi à s’approprier pleinement le contenu de la loi de 2002. Les équipes sont encore nombreuses à fonctionner avec un dispositif qui place le soignant au centre de la relation à l’usager. La loi est une incitation à placer l’usager au centre du dispositif même si elle apparaît comme une contrainte réglementaire et administrative.

Le Label année des patients et de leurs droits met en exergue des actions qui garantissent le respect des usagers dans le respect de la loi de 2002. Il a pour objectif de dynamiser l’exercice de la démocratie sanitaire  tout en saluant l’implication des professionnels de santé dans la promotion des droits des patients.

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Photo de Serge Tisseron

Entretien avec le Professeur Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste, spécialisé dans les relations jeunes-médias-images

Les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) induisent-elles de nouveaux comportements chez les jeunes ?

Il peut paraître compliqué pour certains parents de communiquer avec leurs enfants sur des choses qu’ils ne connaissent pas. Pourtant, il faut comprendre que les catégories du fonctionnement psychique n’ont pas changé. Elles se révèlent seulement différemment.

Les nouveaux outils technologiques sont donc seulement mis au service de processus psychiques qui ont toujours existé. Si le jeu vidéo, pour ne parler que de lui, est socialisant ou désocialisant, c’est à cause de l’état d’esprit du joueur.


Si les parents rencontrent des difficultés à communiquer avec leurs enfants, comment réenclencher le dialogue ?

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Photo d'Emmanuelle BeguinotLe Comité National Contre le Tabagisme (CNCT) s’appuie sur 6 membres permanents et sur un conseil d’administration composé d’experts, pour :

  • faire respecter la législation sur le tabac,
  • proposer des mesures avant-gardistes
  • informer et prévenir

Pour cela, nous utilisons plusieurs outils ou leviers.
Le CNCT gère plusieurs observatoires, dont chacun a un objectif bien précis :

La législation
Faire évoluer les vides juridiques et les imperfections des textes grâce à une jurisprudence positive. Nous lançons relativement peu de nouvelles procédures. Nous sélectionnons des procédures «phares » qui nous permettent de suivre une stratégie juridique et d’aboutir à des décisions exemplaires, de référence.

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Meryem Belkacemi, chargée de mission Santé chez EMMAÜS Solidarité

- En quelques mots, quel est votre parcours professionnel ?

J’ai débuté en tant que médecin de santé publique à l’institut national de santé publique à Alger. J’ai été pendant plusieurs années, responsable d’un programme « santé des jeunes » puis la dernière année, responsable du département d’éducation pour la santé.

Je me suis ensuite installée en France et c’est tout naturellement que je me suis tournée vers le réseau des comités d’éducation et de promotion de la santé. J’ai alors travaillé pendant plusieurs années au CRESIF (comité régional d'éducation pour la santé d'Ile de France) en tant que responsable de formation.  Mais le CRESIF a fermé. EMMAÜS Solidarité cherchait un chargé de mission santé, la thématique m’intéressait, j’ai donc postulé.

 

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Pierre Chappard coordinateur du Réseau Français de Réduction des Risques- En quelques mots pourriez-vous retracer votre parcours professionnel ?

J’ai commencé ma carrière professionnelle comme professeur de math. Je me suis rapidement rendu compte que l’enseignement tel qu'il était proposé aux élèves ne me plaisait pas. Je me suis alors formé à l’informatique.

C’est en tant qu’usager de drogues que j’ai découvert la réduction des risques (RDR) en consultant au sein d’un Centres d’Accueil et d’Accompagnement à la Réduction de risques pour Usagers de Drogues (Caarud). Cette rencontre a été une révélation ! De voir qu’une politique de santé acceptait l’usager comme tel, sans jugement, sans stigmatisation sur sa consommation. Je me suis alors impliqué au sein de la structure, pour ensuite occuper un poste de chargé de communication / Internet.

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Dr Maud Pousset, directrice de l'Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies
- En quelques mots, pourriez-vous retracer votre parcours professionnel ?

Avant mon arrivée à la direction de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) en juin dernier, j’ai passé 18 mois au sein du pôle recherche d’un groupe pharmaceutique, comme responsable de projets en épidémiologie. Auparavant dans le cadre de mon Internat de médecine, après mes études à Polytechnique,  j’ai travaillé quatre ans dans différentes structures de santé publique : à l’Assistance Publique -Hopitaux de Paris, mais aussi dans une agence sanitaire et à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM). Ces expériences multiples m’ont permis d’approcher des aspects très complémentaires de cette discipline.

 

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Isabelle BidegainIsabelle Bidegain, médecin du travail, s'implique depuis trois ans dans le Groupe d'Analyse Prévention Addictions au Travail des Hautes-Pyrénées (GAPRAT 65), composé de représentants d'employeurs, de salariés, d'acteurs de la santé au travail, de la CARSAT, de la CCI, la Chambre des Métiers et l' A.N.P.A.A. 65.

Les demandes d'employeurs en difficulté avec des salariés alcooliques ou ayant une pratique addictive entrainant des retards fréquents, de l'absentéisme, des fautes professionnelles répétées, voire des accidents du travail ; ainsi que le constat que certains salariés banalisent leur consommation ou l'utilisent pour "tenir le coup" ou pour les aider à "atteindre des objectifs" ont motivé son implication dans la création de ce groupe.

 

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Sylvie Catto, animatrice médicosociale et présidente de la CCPSylvie Catto est entrée à l’A.N.P.A.A.  dans les années 80, en tant qu’animatrice de prévention. Ses premières missions étaient en milieu scolaire, puis peu à peu elle a diversifié son travail en adaptant son approche en direction de nouveaux publics. Depuis 15 ans, elle occupe un poste d’animatrice médico-sociale en centre de soins. Elle a été à l'origine de pratiques novatrices dans son département par le biais d'actions ciblées en direction de publics spécifiques (publics précaires, personnes sous main de justice, groupes de paroles de femmes...), et mis sur pied des groupes ressources et des permanences dans des villes dépourvues de centre d’addictologie.

Avec simplicité, Sylvie Catto s’explique sur son parcours : « Le métier d'animateur réclame des capacités d'adaptation et une certaine dose de créativité ».

 

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